Pourquoi je mange?

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Vous allez peut-être vous reconnaître dans un ou plusieurs de ces exemples que je vais citer. Observons d’abord notre manière de manger pour mieux comprendre ce qu’il se passe dans notre cerveau et dans notre corps.

Je mange parfois pour:

Me remplir

J’avale de grosses quantités de nourriture parce que j’ai une sensation de faim et j’ai besoin de sentir mon ventre plein pour m’arrêter de manger. Je suis en surpoids mais je ne peux pas faire autrement.

M’aider à gérer mes émotions

Quand j’ai de fortes émotions et que je suis secouée, j’ai remarqué que je file à la boulangerie m’acheter un gâteau ou que je mange des sucreries au boulot.

Compenser le manque d’affectif

Je suis seul(e) et je ne supporte pas la solitude. Manger m’aide à tenir. C’est une compensation, j’en suis conscient(e) mais je ne peux pas faire autrement.

Par gourmandise

J’adore manger. Je suis très gourmand(e). Je suis capable d’aller au restaurant tout(e) seul(e) si quelqu’un me parle d’un nouveau restaurant gastronomique ouvert près de chez moi.

Pour partager en société ou en famille mes repas

Je déjeune avec mes collègues tous les jours et en famille le week-end. Je ne choisis pas les restaurants,  je suis les autres. Alors je peux manger des pizzas, de la viande ou des desserts à chaque déjeuner pour les accompagner. Je ne fais pas vraiment attention à ce que je mange. C’est un moment convivial, je ne me vois pas faire autrement.

Ma mère prépare les repas tous les jours

C’est son plaisir de nous faire plaisir. Elle cuisine très bien des plats familiaux traditionnelles. Je me régale et je ne peux pas l’arrêter quand elle me ressert.

Parce que je dois préparer à manger à ma petite famille

Tous les jours je prépare à manger à 3 adolescents et un mari. Ils ont faim et je dois leur préparer ce qu’il me demande. Je mange avec eux et du coup je n’ai pas le temps de me préparer autre chose.

Pour être en bonne santé :

Je peux oublier de manger. Je peux sauter plusieurs repas. J’ai une famille d’obèses et je ne veux pas leur ressembler. J’ai une tendance à l’anorexie. Je me force à manger tous les jours et mon entourage me surveille.

Mais pourquoi nous nourrissons-nous?

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Nous mangeons pour apporter du carburant dans notre corps et le faire fonctionner. C’est une machine extraordinaire qui en a besoin pour nous permettre de nous mouvoir dans l’espace au milieux des autres. La nourriture peut être bonne et nous plaire au gout, mais nous introduisons simplement en mangeant, le carburant dans notre corps. Nous respirons pour fournir le moyen d’aider à la combustion de notre “mangeaille.

Nos systèmes digestif, moteur, sensitif, endocrinien, cardiovasculaire, immunitaire et lymphatique ont besoin d’énergie pour fonctionner, nos muscles aussi. Pour avoir de l’énergie, l’oxygène que nous inspirons capte le glucose des aliments. Par réaction chimique, il le transforme en carburant pour le corps. Celle ci produit du dioxyde de carbone qui sera éliminé par l’expiration. Les déchets des aliments qui ne serviront pas à “nourrir” notre corps s’élimineront grâce aux reins et au gros intestin. Le reste se stockera au niveau des tissus graisseux principalement.

D’où l’intérêt de cuisiner des aliments sains et naturels (sans trop de sucre, de graisse, de conservateurs, d’additifs chimiques…) pour ne pas stocker le surplus dans notre corps.

Manger sainement et seulement ce que nous avons besoin pour faire avancer notre merveilleuse machine nous permettra de rester en bonne santé le plus longtemps possible…

Hippocrate écrivait ” Ton aliment sera ton premier médicaments”.

Nous mangeons pour survivre certes mais plus précisément pour nourrir nos organes qui ont besoin de fonctionner et de nous permettre de marcher, de courir, de sauter, de parler, de transpirer, de ressentir des émotions et de décharger sous forme de pleurs, de rire, de chair de poule…

C’est tout.

Manger pour vivre et non vivre pour manger

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Nous ne mangeons pas parce que nous sommes des êtres qui avons besoin de plaisir dans la bouche… Certes les sens nous aide à ressentir, nous donne l’envie et l’instinct de chercher de la nourriture et de gouter de nouvelles choses. Cependant l’alimentation n’est qu’un carburant à la base.

Le cerveau et le corps qui fonctionne de pair utilise parfois la nourriture pour contourner certaines fonctions du corps pour nous aider à gérer notre quotidien, nos émotions, certes.

Cela sera l’occasion d’un autre billet.

En attendant regardez-vous manger. A bientôt.

 

3 thoughts on “Pourquoi je mange?

  1. Oui la nature comme compensation, je me retrouve dans un grand nombre des exemples que tu cites, j’apprends peu à peu à les repérer et à me demander si j’ai vraiment faim ou si je remplace autre chose en me nourrissant.

    Pas évident quand on a dérégler la machine de faire en sorte que la nourriture reprenne sa fonction première de simple carburant mais c’est faisable avec le temps et sans se flageller, et en s’offrant la vie qu’on souhaite pour ne plus avoir à se servir de la nourriture comme d’un substitut.

  2. Depuis que j’ai mis plus de conscience dans mon alimentation, j’ai modifié mes achats et le type de repas que je prépare. Cela c’est fait progressivement et autant c’est facile pour moi car je vais à la recherche d’infos, donc je suis très motivée pour manger sain et vivant. En revanche, c’est un peu plus compliqué pour mes (grands) enfants qui n’ont pas encore fait cette démarche et chez qui la notion manger = plaisir est très ancrée.
    Petit à petit les changements se font. Ils voient le résultat sur moi et ils voient aussi qu’ils se soignent maintenant naturellement et plus rapidement.
    Merci pour ce billet.

  3. 2 et 3, clairement. J’ai mis du temps à voir et comprendre que je mangeais pour gérer mes émotions et pour combler des absences et un manque affectif. JE me rappelle exactement quand j’ai commencé : à mes 10 ans, suite à de gros bouleversements affectifs et “structurels”.
    Maintenant, je me vois beaucoup plus faire et à chaque fois, il y a un lien. Il y a aussi un autre facteur que j’ai remarqué : la fatigue. Quand je suis fatiguée, j’ai encore trop souvent le réflexe de manger…au lieu d’aller me reposer.
    Petit à petit, au fur et à mesure que je travaille sur le corps, les blessures d’enfance, les émotions aussi (pour apprendre à les exprimer au lieu de les refouler), la nourriture prend moins de place. Au fur et à mesure aussi, que je construis la vie dont j’ai envie.
    La déprogrammation des réflexes alimentaires est longue mais dans ce domaine, étonnament, j’ai appris a être indulgente avec moi. Parce que je vois d’où je suis partie, et je vois que mon rapport à la nourriture change. Mon corps aussi : ce n’est plus la lutte avec les kilos ni avec ce que j’ai le droit ou pas le droit de manger. Et je ne fais plus le yoyo +15/-15 kgs quand j’ai un évènement important qui se passe dans ma vie ((-;

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