Quand le corps m’oblige à m’arrêter

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« Un travail sur soi implique un travail sur le corps et un travail sur le corps nous amène naturellement vers un travail sur soi. »

Cette phrase est mon « light motif ».

En 15 ans de métier durant lesquels j’ai reçu des personnes en face à face qui se questionnait sur leur vie, tous ont la même quête: trouver leur place au milieu des autres, en étant heureux.

Prendre du temps pour soi

Pendant les 5 premières années, en consultations de voyance, le même message ressortait inlassablement « Prenez du temps pour vous, reposez vous, prenez du recul ». Et d’année en année quand je les retrouvais en rendez-vous, le même problème surgissait dans leur vie à répétition et toujours ce message en boucle, « Posez-vous une semaine, un mois seulement, stoppez ce rythme et prenez le temps de vous interroger sur vos envie profondes. »

Pourquoi s’arrêter pour avancer, qu’on a décidé de changer de vie? C’est vrai, je me suis posée cette question au début, c’est juste mentalement impossible à réaliser et à intégrer.

Impossible de s’arrêter tout seul pour se poser

Dans notre rythme effréné, nous sommes comme des automates. Tout est tellement programmé, ficelé à l’avance que si nous ne nous arrachons pas de notre programme pour faire une pause, on se fait happé très vite par ce quotidien et c’est notre tête qui gère le stress en se raisonnant. Notre mental cogite pour trouver une solution miracle, examine les différentes échappatoires possibles, tranche par déduction logique mais ne se laisse pas d’espace pour vraiment se poser et ressentir la situation. « Est ce que je me sens bien ou mal dans cette situation ? » ; « Si cela devait durer toute la vie, est ce que je me sens de continuer ainsi? »

On s’habitue au mal-être

Le souci, c’est qu’on ne sent plus rien. On réfléchie avec notre tête, on s’est coupé de notre corps, il y a très longtemps.

Quand on raisonne, on n’est pas relié au corps. On est coincé dans notre cerveau. On réfléchie en se confrontant à notre situation financière, sociale, familiale, matérielle, professionnelle, on ne raisonne pas par rapport à notre mieux-être… Les émotions ne rentrent plus en ligne de compte. Si je me sens mal au boulot, je dois faire avec. Si je ne suis plus heureuse avec mon conjoint, je lisse pour ne pas faire de vagues et risquer de déstabiliser ma vie si bien construite… Et mes questionnements continuent… Que dois-je faire pour être mieux? Mon cerveau se met à bouillir… Je ne peux plus rien rajouter parfois, alors j’oublie mes préoccupations un instant parce que je n’imprime plus, ça ne rentre plus, il n’y a plus de place dans les tiroirs de mon cerveau. Je me déconnecte encore plus de mon corps. Je deviens un être robotisé… jusqu’à ce que le corps vienne à mon secours.

Le corps m’oblige à m’arrêter un jour

Je me casse un bras et je suis obligé de m’arrêter. J’attrape une grosse angine blanche, une semaine d’arrêt maladie prescrit par mon médecin, je reste au fond de mon lit quelques jours. Je tombe dans les pommes en allant au boulot et me voici hospitalisée… Médecins… Analyses… Grosses fatigues… Je finis par être arrêté violemment dans ma course quotidienne, je quitte pour un temps mon rythme d’horloge suisse si bien huilée… Le corps me rappelle à lui.

Enfin, je prends du recul

Et une fois posée par obligation, comme un sursaut de survie, je prends du recul sur ma vie. Je romps avec cet engrenage qui me coupait de moi, de mes vraies désirs, de ma petite voix intérieure et de mes envies profondes. Mes habitudes ont finis par me rendre transparente à mes propres yeux. Arrêté par ce corps qui souffre, je retrouve les sensations, mes émotions, mes ressentis et je prends des décisions concrètes, j’arrive à passer à l’action pour changer de chemin de vie. J’ai enfin repris possession de mon corps et de mes décisions pour moi.

Réfléchir nous conduit rarement à l’action. Le corps est un bon allié qu’on oubli dans un coin, qu’on a laissé pour mort un jour, sur le bord du chemin.

Esprit ou corps?

Réfléchissez à quel moment, avez-vous avancé d’un grand pas dans vos vies… Après une longue réflexion ou après un grand moment de détente ou d’arrêt maladie où tous raisonnements était absents? Est ce que votre mental vous a-t-il toujours aidé à prendre les meilleures décisions pour vous, celles qui vous ont rendu heureux?

Esprit ou corps, qui est mon meilleur ami?

Esprit es-tu là… quand j’ai besoin de toi?

 

2 thoughts on “Quand le corps m’oblige à m’arrêter

  1. Mon corps m’a alerté plusieurs fois que je tirais trop sur la corde, que je forçais la machine avec un mental hyper fort qui pensait tout gérer et tout pouvoir supporter. Grâce à lui, j’ai commencé un travail sur moi car certains maux m’ont obligé à consulter et demander de l’aide.
    Mon cerveau est encore très (trop) présent dans ma vie : il est toujours en embuscade pour essayer de (re)prendre le contrôle. Mais au fur et à mesure que j’avance dans la pratique du reiki et dans la compréhension du fonctionnement du corps, je vois bien la différence quand je suis ma tête et quand je suis mon corps. Et y’a pas photo : mon corps est toujours mon meilleur ami. Je n’en prends pas encore assez soin, alors de plus en plus il proteste pour me le rappeler. Ma tête lutte, elle n’a pas très envie de perdre du terrain. Mais petit à petit, je tends à l’équilibre ((-;

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